Ozone et applications

I-1 Eléments d’Histoire

Dés 1785 Van Marum identifie un composé que redécouvrira en tant qu'espèce chimique Schönbein en 1840.

l’intérêt de l’ozone pour la désinfection des eaux polluées est noté pour la première fois en 1886 par Meritens. Frœlich a montré dès1891 que l’ozone affectait les bactéries.

En 1889, Otto a commencé l’étude de l’ozone à la Sorbonne à Paris et présenté sa thèse de doctorat en 1897. Il a crée ensuite la première société pour la fabrication et l’installation des équipements d’ozonation : La Société Provençale de l’Ozone qui deviendra successivement en 1919 la Société Générale de l’Ozone et en 1929 la Société des Eaux et de l’Ozone dont l’héritage national est aujourd’hui partagé par les deux géants du traitement des eaux qui sont Générale des Eaux, filiale de Vivendi Environnement et Lyonnaise des Eaux-Degrémont ainsi que la Saur filiale du groupe Bouygues.

La première application de l’ozone dans le traitement des eaux apparaît en 1893 à Oudshoorn en Hollande.

De nombreuses installations furent construites à Paris dès 1898 puis en Allemagne dès 1901, aux USA à Niagarafalls 1903, en Russie à Saint-Pétersbourg en 1905, à Madrid en Espagne en 1903, etc...

Dès 1916, une cinquantaine d’usines européennes utilisent les générateurs d’ozone de Siemens, de Foise, Marmier, Abrahamet et Otto.

Les applications sont restées focalisées sur le traitement des eaux dans la mesure où son extrême réactivité rend son utilisation difficilement utilisable à l’échelle industrielle en milieu concentré dans le processus d’oxydation. L’actualité de l’ozone dans le monde résumée lors du XIVème congrès de Detroit-USA en 1999 par Le Paulouê, Rice, Larocque, Kruithof et Bôhme ne dit pas autre chose si ce n’est que l’accent est mis dans la plupart des pays du monde sur l’intérêt de coupler dans les cas difficiles O3 et UV ou ozone et eau oxygénée.

        I-2 Réactivité de l’ozone

                I-2-1 Généralités

L’ozone est un gaz oxydant plus fort que le chlore.

Généralement, on parle du « bon » ozone stratosphérique, du « mauvais » ozone terrestre et de l’ozone « technique »... en savoir plus